Rémi Gonzalez, habitant de Baon passionné de culture japonaise depuis plus de vingt ans, explore depuis quelques mois la possibilité d'un jumelage entre notre commune et un petit village japonais de taille comparable. Une idée poétique et ambitieuse, née d'une conviction simple.
« Baon compte 58 habitants. Il existe au Japon des dizaines de petits villages qui vivent les mêmes réalités que nous — la ruralité, le lien à la nature, la vie de communauté. Ce n'est pas la distance qui compte, c'est ce que l'on peut partager. » Rémi Gonzalez, habitant de Baon
Une dynamique en marche
Le vendredi 5 juin, Rémi a présenté son idée aux habitants lors d'une réunion publique en mairie. L'accueil a semblé favorable parmi les personnes présentes, curieuses d'en savoir plus sur ce que pourrait être un tel rapprochement.
Le village partenaire idéal serait une commune rurale de taille comparable — une cinquantaine d'habitants, un territoire préservé, un attachement fort à ses traditions. L'ambition est de tisser un lien authentique, loin des jumelages purement symboliques. Le choix reste entièrement à venir.
Le 8 juin, Rémi a rencontré deux membres du bureau parisien de CLAIR (Council of Local Authorities for International Relations), l'organisme de référence pour les jumelages entre collectivités japonaises et françaises, travaillant en lien avec la Fondation du Japon. Ce rendez-vous a permis de clarifier la situation : CLAIR accompagne principalement les jumelages entre communes de taille plus importante, mais reste ouvert à soutenir la démarche de Baon. La prochaine étape est désormais de trouver un village japonais intéressé par l'échange.
Les idées de Rémi
Lors de la réunion, Rémi a partagé plusieurs pistes concrètes pour donner une forme visible à ce lien franco-japonais, si le projet venait à se concrétiser.
La plantation de cerisiers japonais (sakura) dans l'espace public est l'idée la plus évocatrice. Des arbres qui appartiendraient au village entier et fleuriraient chaque printemps pour tous — c'est la raison pour laquelle une participation de la commune pourrait être envisagée pour ce seul élément. Emplacement, nombre et taille restent à définir.
Rémi imagine aussi la construction participative de torii — ces portiques emblématiques du paysage japonais — réalisés collectivement par les habitants avec du bois récupéré ou offert, sans coût pour la commune.
Pour structurer les initiatives et rechercher des financements extérieurs (subventions, appels à projets), la création d'une association loi 1901 serait envisageable. Ce cadre permettrait que le projet vive sans peser sur le budget municipal.
Rémi évoque également un festival annuel de culture japonaise autour de la floraison des cerisiers — cinéma, gastronomie, artisanat, musique — dont l'organisation et le financement relèveraient naturellement de l'association.
Une dimension pédagogique et jeunesse est également à l'étude, en lien avec les écoles et collèges des villages alentours. L'idée : impliquer les enfants concrètement, à travers des visioconférences avec leurs homologues japonais, des exposés sur la culture du Japon, ou d'autres projets à imaginer ensemble. Une façon de faire vivre le jumelage dès le plus jeune âge, bien au-delà des seuls habitants de Baon.
Prochaine étape
Suite à la rencontre avec CLAIR Paris
CLAIR accompagne principalement les jumelages entre communes de taille plus importante, mais reste ouvert à soutenir notre démarche. La prochaine étape : trouver un village japonais intéressé par un échange avec Baon.
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